Les logiciels libres

Vous n'êtes peut-être pas encore prêts à désinstaller les systèmes présent sur vos PC, mais rien ne vous empêche d'utiliser déjà des logiciels libres. Mais comment les choisir ?

Définition

Avant de lister les logiciels libres les plus utilisés et les plus brillants, je voudrai commencé par vous expliquer ce qu'est un logiciel libre.

Le logiciel pour être libre doit répondre à 4 critères très stricts.

  1. Le logiciel libre est utilisable par tous
  2. Le logiciel libre peut être dupliquer sans limite
  3. Le logiciel libre peut être étudié sans entrave
  4. Le logiciel libre doit pouvoir être modifié sans contrainte

Je rajouterai que les logiciels libres doivent dans la mesure du possible répondre aux formats ouverts, que ce soit pour l'enregistrement des documents ou des protocoles de communications entre logiciels.
En aucun cas un logiciel libre ne va imposé un format dans le but de se rendre incontournable (vous voyez qui je vise !?).
La possibilité de modifier du logiciel libre impose que l'on ai accès au code source. L'accès à ce code, suppose que l'on ne puisse caché aucun code malveillant. Le logociel libre est donc propre de fait.

Pour conserver la liberté de ces logiciels, il est nécessaire d'établir des licences : GPL, BSD, Apache, etc... Ces licences ne sont pas là pour restreindre l'usage du logiciel, mais pour protéger le logiciel libre de l'appropriation par des sociétés privées à leur unique profit.
Richard Stallman est le 1er à avoir élaboré la licence GNU** en 1989.

Le logiciel libre est souvent gratuit, mais ce n'est pas une obligation. Les logiciels gratuits sont souvent "privateurs" et s'appuient sur une logique économique basée sur la collecte d'informations privées ou par l'affichage publicitaire.

Les développements des logiciels libres sont souvent le fruit d'un travail collaboratif de passionnés, de professionnels et d'entreprises. Google, IBM, Microsoft participent aux développement de certains logiciels libres, hé oui !
Le 1er travail collaboratif est celui du développement de Linux, initié par Linus Torvald en 1991. Linus est toujours un des principaux acteurs du développement du noyau Linux.

Les logiciels libres listés ci-après fonctionnent sur tous types de machine PC et Mac, ce qui est rarement le cas pour les logiciels "privateurs", privilégiant leur plateforme propriétaire Windows ou MacOS.

Liste non exclusive, des logiciels libres les plus importants

Sur nos machines :
  • Linux* : système d'exploitation : alternative à MS Windows, MacOS, : Android fonctionne sur un noyau Linux
  • Libre Office : suite bureautique : alternative à MS Office : Libre Office fait suite à une division de Open Office
  • Mozilla Firefox : navigateur Internet : alternative à Internet Explorer ou Google Chrome
  • Chromium : navigateur Internet : alternative à MS Internet Explorer ou Google Chrome : Google Chrome est un dérivé de Chromium
  • Mozilla Thunderbird : outil de messagerie : alternative aux logiciels de messagerie propriétaire Outlook, Live Mail, etc...
  • VLC : "player" de musique et de films tous formats : VLC n'a pas de comparaison possible, c'est le "player" par excellence
  • Audacity: montage sonore :
  • Pitivi ou KDenLive : montage vidéo : remplace avantageusement MS Movie Maker
  • GIMP : retouche photo : l'alternative à PhotoShop d'Adobe
  • Blender : création graphique 3D : alternative à 3DStudio par exemple
  • FreeCad : création de graphique technique
Sur les serveurs du "Cloud"
  • Linux Serveur : système d'exploitation
  • Apache ou Nginx : serveur de sites Web
  • PHP : langage / interpréteur de codage pour les pages Web
  • MySQL : gestionnaire de base de données

Cette liste n'est pas complète, elle évoluera certainement avec le temps.
Si vous cherchez un logiciel libre, consultez Framasoft.

* Linux n'est pas un logiciel isolé, il fonctionne accompagnés de tout un tas de programmes : pilotes, utilitaires, etc... Eux-mêmes libres. Nous utilisons en général une distribution de Linux pré-assemblée comme : RedHat, CentOS, Debian, Ubuntu, Mint, etc...

** À la question "what is GNU ?" (qu'est-ce que GNU ?), R.Stallman répondait :"GNU is'Nt Unix !" (GNU N'est pas Unix !). Cette réponse sibylline donne non seulement l'acronyme de GNU, mais elle donne aussi la réponse à ce qui fait le fondement de cette licence.
Sauf que si vous n'êtes pas initié à l'informatique, il y a peu chance que vous en compreniez le sens profond.
Je vais tenter de vous en expliquer les 3 ressorts.
   1/ R.Stallman évoque Unix, il faut donc savoir ce qu'est Unix.
      Unix est un système d'exploitation écrit dans les années 1970, dont le développement fut en grande partie enrichi par le travail collaboratif des universités comme Berkeley ou le MIT.
Ce travail collaboratif ne profita pas aux universités et resta dans le domaine privé sous licence privée, ce qui déplaisait à R.Stallman.
   2/ R.Stallman définit GNU par une négation de ce qu'est Unix.
      Une négation ne dit pas ce qu'est une chose. Elle dit ce que n'est pas cette chose à l'exclusion de toutes autres négations.
Mais dans l'esprit de Stallman, sa négation détermine ce qu'il ne veut surtout pas que devienne le logiciel libre, à savoir un travail collaboratif qui finit par tomber dans les mains du privé.
    3/ R.Stallman utilise le mot GNU pour définir l'acronyme de GNU.
      Cette forme de représentation est une récursivité. La définition utilise la définition elle-même pour se définir. Aie ! Je sens que certains décrochent.
Comprenez, n'est-ce pas le cas par exemple du dictionnaire, qui est obligé d'utiliser des mots du dictionnaire pour expliquer un mot du dictionnaire. Quelqu'un qui ouvrirait un dictionnaire pour la 1ère fois sans en connaitre aucun mot, ne pourrait pas comprendre aucun des mots de ce dictionnaire.
Autre exemple plus visuel. Souvenez-vous de cette publicité d'un Camembert qui met en scène sur sa boîte, une petite fille qui tient une boîte de Camembert sur laquelle est une petite fille qui tient une boîte de Camembert, sur laquelle ... etc... On appelle ça une mise en abîme.
La programmation informatique est coutumière de l'utilisation de fonctions récursives, des fonctions qui s'appellent elles-même.
Stallman évidemment lance un clin d'oeil à la communauté des informaticiens, qui vont comprendre immédiatement cette définition de GNU en mode récursif. Il tente de cette manière d'exclure les non-informaticiens.
 

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